Ceux qui ont construit le Rhônexpress.


La navette ville-aéroport responsable du transport des passagers et de leurs bagages ainsi que de leurs accompagnateurs dans une ville européenne doit être moderne, sécuritaire et capable d’assurer la ponctualité de ses clients. Idéalement, c’est un mode de transport qui respecte l’environnement, en utilisant une énergie propre. Quels sont les acteurs qui ont donné naissance à cet ensemble performant qui est le Rhônexpress ?


Les rames qui circulent


Les véhicules qui ont été choisis pour circuler entre la gare Lyon Part Dieu et l’aéroport Saint Exupéry sont manufacturés par une entreprise spécialisée dans le domaine ferroviaire. Les six rames Tango qui ont été livrées en fin 2009 répondaient aux critères requis pour la liaison, c’est-à-dire la compatibilité avec les rails du tramway urbain qui allait partager une partie de son itinéraire, ainsi qu’une vitesse qui peut atteindre 100 kilomètres à l’heure en toute sécurité. Stadler, le constructeur des rames du Rhônexpress, est un fournisseur dans des pays comme l’Allemagne, la Suisse ou encore le Danemark. (sytral.fr)


Les infrastructures ferroviaires


Les rames Tango peuvent exprimer leur puissance seulement avec un courant continu de 750 volts, transmis par des installations électriques spécialisées qui doivent suivre la voie, et produit par des mini stations propre à ce mode de transport. Pour respecter l’environnement, la production de cette énergie doit être pauvre en émission de CO2. C’est là qu’intervient un spécialiste dans le domaine de l’énergie électrique, Cegelec Centre Est. Ce dernier est possède 2.8% de Rhônexpress, lors de la concession en 2007. Pour certains équipements ferroviaires (signalisation…), on a fait confiance à Vossloh Infrastructure Service, qui participe à hauteur de 4.2%.


Les financements du Rhônexpress


Pour mettre en place la ligne, il a fallu à peu près 120 millions d’euros, dont plus la moitié ont été dépensés dans les infrastructures. Seule la participation d’une entité publique d’envergure nationale pouvait assurer un tel risque. C’est ainsi que la Caisse des Dépôts et consignations entre en jeu. Au début du projet, la CDC possède 36.6 % du Rhônexpress.