CORRESPONDANCE RATEE : QUE FAIRE ?

Correspondance ratée : que faire ? Qu’il s’agisse de voyager sur le territoire français ou à l’international, il n’est pas toujours possible de se rendre sur son lieu de villégiature par l’intermédiaire d’un vol direct. Il n’est pas rare non plus d’avoir une, voire plusieurs correspondances. Si dans la grande majorité des cas ces voyages se passent sans encombre, des perturbations sont toutefois possibles. Cela conduit alors parfois à rater une correspondance.

Vous étiez en transit et avez, dans ce cadre, manqué une correspondance vous permettant d’atteindre votre destination finale ? Quelle qu’en soit la raison (annulation du premier vol, retard, …), la correspondance ratée a des conséquences qu’il vous faudra gérer, selon une procédure particulière. Quelle est la marche à suivre ? Qui est responsable et comment être indemnisé ? Retrouvez ci-après les réponses à l’ensemble des questions que vous pourriez vous poser.

Vol manqué ou annulé : que faire si vous ratez votre correspondance ?

Une réglementation européenne pour protéger les usagers

Le règlement européen du (n°261/2004) du 11 février 2004 établit aujourd’hui des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance des passagers. Cale peut être en cas d’annulation ou de retard important d’un vol.

Cette réglementation a vocation à limiter les conséquences générées par les annulations et les retards de vols. Elle permet à la fois :

  • Une meilleure information des usagers sur les annulations et retards ;
  • Des propositions de réacheminement permettant aux voyageurs de poursuivre leur voyage ;
  • Une prise en charge des passagers pendant la période de transit ;
  • Une indemnisation, sous conditions, des usagers victimes du retard ou de l’annulation du vol.

Les bénéficiaires de cette réglementation européenne

Cette réglementation bénéficie aux passagers transitant dans un aéroport situé sur le territoire de l’Union européenne. Mais aussi aux usagers au départ d’un aéroport situé dans un pays tiers, et dans ce cas pour un vol à destination d’un aéroport situé sur le territoire de l’Union.

Vol annulé ou retardé : quels droits pour le passager ?

Correspondance ratée : le cas du vol annulé

La compagnie aérienne à l’origine de l’annulation du vol est dans l’obligation de porter assistance au passager qui rate son vol.

Ainsi, elle se doit ainsi de rembourser le prix du billet – au montant de son achat – et ce dans un délai de sept jours suivant le voyage. Ce remboursement concerne la partie du voyage non réalisée. Elle concerne aussi les vols déjà effectués s’ils sont rendus inutiles par rapport au plan de vol initial.

Le transporteur aérien devra également prendre en charge un vol retour vers le lieu de départ. L’autre possibilité, un nouvel acheminement vers la destination finale. Aux mêmes ou à de meilleures conditions et s’il s’agit de la même compagnie aérienne. Ces informations devront être transmises au voyageur au moment de l’annulation du vol.

A noter : si la ville de destination est desservie par plusieurs aéroport et que le nouveau vol programmé atterrit dans un aéroport différent que celui initialement prévu, la compagnie aérienne devra également prendre en charge les frais de transfert. 

L’assistance de l’usager devra également prendre la forme de rafraichissements, de nourriture, d’hébergement si nécessaire. Mais aussi des frais de transport liés à l’acheminement vers ce lieu d’hébergement temporaire, ou encore de la faculté de contacter une tierce personne à deux reprises (par téléphone, mail…).

Ces dispositions sont valables si l’usager a sollicité la même compagnie pour l’ensemble de son voyage.

Correspondance ratée : le cas du vol retardé

La prise en charge d’un retard de vol est différente de celle d’une annulation. Elle sera, en effet, graduelle en fonction du temps de retard.

Dans les cas où le vol aura un retard de 2 heures au moins et sans notions de distance, la compagnie aérienne devra assurer un approvisionnement des usagers en rafraichissements et nourriture suffisante.

De même, si la programmation du vol est annoncée au lendemain. En fonction du nouvel horaire annoncé, la compagnie aérienne devra prendre en charge les frais d’hébergement et frais de transport associés.

Pour tout retard de plus de 5 heures, un remboursement du billet. Au montant de son achat et ce dans un délai de sept jours suivant le voyage sera dû. Ce remboursement concerne la partie du voyage non réalisée. Il concerne aussi les vols déjà effectués s’ils sont rendus inutiles par rapport au plan de vol initial.

Encore une fois, ces dispositions sont valables si l’usager a sollicité la même compagnie pour l’ensemble de son voyage.

Indemnisation

Une indemnisation est due au passager s’il n’avait pas connaissance de l’annulation de son vol dans un délai allant de 7 à 14 jours selon les situations. Dans l’hypothèse d’une correspondance ratée, la question ne se pose donc pas. Le passager qui manque sa correspondance n’était vraisemblablement pas informé de l’annulation de l’un de ses vols.

Cette indemnisation est d’autant plus nécessaire qu’elle sera l’unique voie de recours si le voyageur a sollicité plusieurs compagnies aériennes dans le cadre de son déplacement.

L’indemnisation en l’absence de solution de réacheminement

Les voyageurs pourront percevoir une indemnisation, en cas d’annulation de leur vol et sans proposition de solution de réacheminement, dans les conditions suivantes :

  • 250 euros pour tous les vols de 1 500 kilomètres ou moins ;
  • 400 euros pour tous les vols sur le territoire de l’Union européenne de plus de 1 500 kilomètres et pour tous les autres vols de 1 500 à 3 500 kilomètres ;
  • 600 euros dans tous les autres cas ;

La distance est calculée sur la base de la dernière destination.

L’indemnisation en présence d’une solution de réacheminement vers la destination finale de l’usager

Les voyageurs pourront également percevoir une indemnisation dans les cas où leur vol aura été annulé mais où une proposition de solution de réacheminement ne dépassant pas l’heure d’arrivée du vol initialement réservé, aura été prévue.

Dans ces cas, la compagnie aérienne pourra réduire de 50 % le montant de l’indemnisation.

Cette indemnisation pourra être demandée par le voyageur pour les vols suivants :

  • de deux heures pour tous les vols de 1 500 kilomètres ou moins ;
  • trois heures pour tous les vols sur le territoire de l’Union européenne de plus de 1 500 kilomètres et pour tous les autres vols de 1 500 à 3 500 kilomètres, ou
  • de quatre heures pour tous les vols ne relevant pas cas précédents.

Versement de l’indemnisation en cas de correspondance ratée

L’indemnisation est payable en espèces, par virement bancaire ou par chèque, avec l’accord signé du passager. Elle peut également prendre la forme de bons de voyage et/ou d’autres services.

A noter : l’indemnisation ne sera pas due en cas de force majeure.

Une indemnisation complémentaire pourra, dans certains cas, être versée au passager.